Avec la nouvelle année qui approche, tu songes peut-être à faire plus attention à l’impact de ton mode de vie sur l’environnement. C’est une très belle décision ! Comme tout changement, au début, on tâtonne et on fait quelques erreurs. Mais tu peux en déjouer certaines ! Découvre dans cet article 3 maladresses que tu peux éviter sur ton chemin vers une vie plus douce pour l’environnement.

 

1.   Se précipiter et tout racheter en version écolo

 

Ça y est, tu changes tout !

Tu achètes des bocaux pour faire tes courses en vrac, tu investis dans une garde-robe 100% éthique et des chaussures végétales, tu te procures des produits cosmétiques labellisés bio, une machine à laver A++ … tout cela neuf et pour remplacer ce que tu possèdes déjà (mais qui n’est pas aussi écolo que tes nouveaux achats).

S’il est très bien de passer à des alternatives plus durables, il y a un grand principe à garder en mémoire quand on cherche à adopter des habitudes plus écolo : la réutilisation.

La réutilisation, c’est acheter ou récupérer de seconde main, troquer, réparer, détourner… Bref : éviter le neuf autant que possible.

Quand tu achètes neuf, même si c’est pour te procurer un objet qui t’aidera à être plus écolo ou qui est plus respectueux de l’environnement en lui-même, tu crées une demande pour la production d’un nouvel objet.

Cela implique donc sa fabrication, qui consomme des ressources naturelles, de l’énergie, engendre des transports, nécessite souvent des emballages…

Toutes ces étapes sont des sources de pollution ou de destruction des milieux naturels, et ont un coût humain direct ou indirect.

Alors quand tu décides d’adopter un mode de vie plus écolo, l’objectif n’est pas de tout changer du jour au lendemain.

Commence plutôt par utiliser ce que tu possèdes déjà et dont tu peux encore te servir.

Une fois que tu auras besoin de remplacer un objet, tu pourras pourra alors chercher une alternative plus écolo, en commençant toujours par la seconde main. Il existe déjà bien assez d’objets sur Terre !

Si tes recherches ne portent pas leurs fruits (pour quelque raison que ce soit — et elles sont toutes valables !), considère alors un achat neuf (dans un magasin en priorité, en ligne en dernier recours), d’un objet de bon qualité qui durera longtemps!

 

[Pour en savoir plus sur toutes les facettes de la question, découvre le défi Rien de Neuf de l’association Zero Waste France !]

2.   Culpabiliser quand tu butes sur un domaine et que tu ne parviens pas du tout à d’améliorer

 

Dans nos sociétés, on nous pousse à rechercher la perfection et beaucoup d’entre nous raisonnent sur le mode du  « tout ou rien ».

On a alors l’impression que ce qu’on fait, notamment en matière d’environnement, n’a pas de valeur tant qu’on n’arrive pas à appliquer ses principes à toutes les facettes de son existence. Comme si le fait de ne pas être à 100% sur tous les tableaux invalidait les efforts faits par ailleurs.

Cela amène, par exemple, à penser:

« Je dois manger local ET bio ET rouler en vélo ET faire mes cosmétiques moi-même ET … ET… ET…  sinon je ne suis pas vraiment écolo…. »

 ou

 « Comment est-ce que je peux me prétendre écolo alors que je ne composte même pas ? »

 Inversement, on reproche parfois aux autres leurs failles ou leurs incohérences (telles qu’on les perçoit) :

 « Ah oui, tu es écolo ? Mais tu as une voiture… »

 ou

 « Il dit qu’il est zéro déchet, mais j’ai vu des mouchoirs en papier sur son bureau… »

Or, chacun, à un moment précis de sa vie, selon ses activités, la composition de sa famille, sa localisation, les opportunités qui existent (ou pas) aux alentours, son temps libre, ses revenus, ses capacités, ses envies… sera en mesure d’aller plus ou moins loin dans sa démarche.

Personne ne peut faire du 100% écolo dans tous les domaines.  

Nobody’s perfect et chaque geste, même le plus petit, compte.

noix de coco écologie

3.   Mettre de la noix de coco partout

 

Quand on cherche à être plus écolo, après avoir testé les produits du commerce labellisés bio, on finit parfois par vouloir faire ses propres produits cosmétiques, d’hygiène et d’entretien de la maison.

Cela peut être pour essayer d’être zéro déchet ou pour contrôler les composés chimiques avec lesquels on entre en contact.

La noix de coco est souvent présente dans les recettes maisons que l’on trouve dans les blogs et les livres.

Un grand classique en la matière est le déodorant maison fait à base d’huile de noix de coco, de bicarbonate de soude et d’huiles essentielles, car sa texture et son parfum se rapprochent des déodorants auxquels on a été habitués par la grande distribution ces dernières décennies.

Malheureusement, en Europe, la noix de coco est un produit qui vient de loin.

Quand on cherche à être plus écolo, il ne faut pas oublier un principe crucial : le local.

Sans aller jusqu’à ne s’approvisionner que dans un rayon de 150 km autour de son domicile, ce qui en l’état actuel des choses n’est pas possible pour beaucoup d’entre nous faute d’offre, chercher à consommer au maximum des produits qui viennent de son pays ou des pays limitrophes est essentiel.

En Europe, cela exclue donc les produits qui viennent souvent d’autres continents comme la noix de coco, mais aussi le cacao, l’avocat, les fruits exotiques (banane, fruit de la passion, mangue…), le thé, le café…

J’analyse en détail l’impact de la noix de coco dans cet article.

Ce qui est important, c’est de s’efforcer d’avoir une vision aussi globale que possible quand on cherche à être plus écolo.

Cette vision s’acquiert entre autres en se documentant, comme tu le fait en lisant cet article !

Tu es infiniment plus capable que tu ne l’imagines.

Chacun de tes gestes compte.

Et maintenant, c’est à toi !

Tu peux commencer à inspirer les autres tout de suite grâce à la section des commentaires ! Laisse un commentaire ci-dessous et explique-nous :

>>>> Y-a-t-il une maladresse que tu as faite au début de ton chemin, ou que tu vois les autres commettre souvent?

>>>> Explique-nous comment l’éviter !

Elodie | Fondatrice d’ECOEXISTE

Diplômée en écologie, protection de l’environnement et nutrition holistique, prof de méditation et de Yin Yoga.