“The currency of wellness is connection”

Dr. John Travis

Cette citation, qui résume le travail et les recherches de ce médecin américain spécialiste du bien-être, peut se traduire en français par “La monnaie d’échange du bien-être est la connexion“.

Cela signifie que le bien-être s’enrichit des connexions, et que se sentir lié aux autres, au monde, avoir l’impression de faire partie d’un tout, contribue à ce qu’on se sente plus heureux et qu’on reste en bonne santé.

Je crois fermement que se sentir bien est à la racine de tout changement positif, dans n’importe quel domaine. Quand on se sent bien, on prend de meilleures décisions pour soi et pour les autres.

Mais il se trouve que cet amour-propre et ce respect de soi peuvent conduire également à avoir un comportement plus respectueux de l’environnement.

Par exemple, quand on choisi une alimentation meilleure pour la santé et qui provient d’une agriculture qui est plus douce envers les milieux naturels. Ou encore, une fois qu’on a conscience des risques sanitaires liés au plastique, et qu’on se rend compte que cette matière, dans les faits, n’est quasiment pas recyclée, alors on cesse de boire de l’eau en bouteille.

Prendre soin de soi mène à prendre un meilleur soin de la planète.

Se sentir bien est en majorité une question d’état d’esprit et de point de vue. Il existe de multiples façons de se sentir mieux: bouger son corps, rire, méditer ou encore ressentir de la gratitude.

C’est de cette gratitude dont je veux te parler aujourd’hui, et de comment tu peux l’utiliser dans ta quête d’une vie plus éco-responsable.

Comment voir le positif quand on est habitué à remarquer les problèmes

 

La plupart d’entre nous prête davantage d’attention à ce qui ne va pas, aux échecs, aux situations dangereuses, aux conflits, à ce qui fait peur, aux petits détails, à ce qui est globalement négatif, plutôt que de se focaliser sur la joie et les choses positives, sur les choses qui se passent bien.

Il y a dans ce comportement un part d’influence de la société, de l’époque, des arts, mais aussi l’environnement familial, l’histoire personnelle… Chacun est différent.

Mais, plus fondamentalement, d’après certains scientifiques, cette plus grande sensibilité au danger est issue de notre évolution.

Être capable de repérer le danger, réel ou potentiel, d’une situation et se souvenir des situations dangereuses passées est un acte d’apprentissage essentiel pour la survie.

Cependant, la vie actuelle, dans la partie du monde la plus favorisée, ne rend plus ce mécanisme nécessaire.

Au contraire, il peut même nous empêcher de reconnaître et de profiter de l’abondance et la relative sécurité dans laquelle nous vivons.

Nous abordons alors le monde et la vie avec un sentiment de manque ou de peur. Or, des décisions prises sous cette influence sont très différentes de celle que l’on prend lorsqu’on éprouve de la joie ou de l’amour.

Alors à notre époque, une stratégie que l’on peut utiliser afin de contrecarrer cet instinct naturel est de ressentir de la gratitude, parce qu’elle attire notre attention sur ce qui va bien et procure de la gaieté.

Utiliser la gratitude pour se sentir connecté

 

Il existe de nombreuses façons d’éprouver de la gratitude tous les jours.

Un exercice que je pratique quasi-quotidiennement est tout simplement une liste de gratitude que je rédige le matin pour commencer la journée dans un état d’état d’esprit plus positif et enthousiaste.

Celui que je te propose d’aujourd’hui est un peu différent et très puissant.

La première fois que j’en ai pris connaissance, c’est en lisant “Trois amis en quête de sagesse”, un très beau livre à six mains de Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard paru en 2016.

Le concept de cet exercice est de ressentir de la gratitude pour ce que nous devons aux autres.

Quand je parle de “devoir quelque chose”, ce n’est pas dans l’idée de recenser toutes les choses pour lesquelles nous sommes débiteurs ou avons une dette envers autrui.

Il s’agit plutôt de prendre conscience de comment les actions des autres, connus ou inconnus, enrichissent ou facilitent notre existence, directement ou indirectement. 

Par exemple, je rédige cet article sur un ordinateur portable, assise à un bureau, en écoutant de la musique.

Pour que ce moment soit possible:

    • Je peux remercier les personnes qui ont conçu mon ordinateur, l’ont fabriqué à partir de matières premières que d’autres personnes ont extraites et acheminées, l’ont transporté, la personne qui me l’a vendu de seconde main…
    • Je peux être reconnaissante pour les concepteurs des différents logiciels et programmes que j’utilise, ceux qui en font la maintenance, les personnes qui rendent le réseau internet possible…
    • La personne à qui j’ai racheté ma chaise d’occasion pour l’avoir mise en vente…
    • Les individus qui ont imaginé, rêvé, puis composé, joué, enregistré, mixé, distribué… la musique que j’écoute, mais aussi les personnes qui leur ont appris leur art et les œuvres d’arts qui les ont inspirés…

Note: comme tu t’en rendras compte en essayant, cet exercice est particulièrement buissonnant (on peut remonter très, très, très loin dans toutes les directions), et il n’est pas forcément nécessaire de se perdre dans des circonvolutions infinies pour se rendre compte de son pouvoir. Mais tu es libre d’explorer jusqu’où tu peux remonter !

En faisant cet exercice, j’ai l’impression d’être beaucoup plus reliée au monde qui m’entoure et reconnaissante pour la contribution des autres à ma propre vie.

Et je pense sincèrement que se sentir lié au reste du monde est essentiel pour avoir envie de le respecter et de le protéger.

Tu es infiniment plus capable que tu ne l’imagines.

Chacun de tes gestes compte.

Et maintenant, c’est à toi !

Tu peux commencer à inspirer les autres tout de suite grâce à la section des commentaires ! Laisse un commentaire ci-dessous et explique-nous :

>>>> Décris-nous la gratitude que tu peux avoir pour les autres pour une situation donnée. Comment te sens-tu en faisant cet exercice ?

>>>> Connais-tu d’autres façons de ressentir une connexion au reste du monde (pour ma part, je retrouve ce sentiment dans ma pratique de yoga) ?