Dans une histoire, en particulier dans les films ou les séries, on appelle « plot twist » un retournement de situation dans lequel on réalise que tout ce qu’on croyait vrai jusqu’à présent en toute bonne foi est en fait bien différent de ce qu’on imaginait (le héros est en fait mort ! le personnage secondaire est un traître ! le monde est une illusion et tout ça se déroule dans la Matrice !).

En écologie, on retrouve parfois la même chose : on croît bien faire (et dans certaines circonstances, c’est effectivement le cas !), mais en réalité, il nous manque un élément-clé qui transforme notre perception des choses.

Cette série d’articles est là pour décrypter les situations où ce qu’on croit parfois être écolo ne l’est peut-être pas toujours tant que ça…

Les éponges tawashi sont des éponges que l’on peut réaliser soi-même qui permettent de réduire ses déchets. La plupart du temps, elles sont faites en crochet ou à partir de tissu de récupération (chaussettes, t-shirt…) en utilisant, dans la méthode la plus répandue, une planche spéciale munie de clous.

Elles sont intéressantes dans une vie plus écologique car elles ne contiennent pas, ou peu, de toxiques (contrairement aux éponges de la grande distribution, en particulier celles possédant une face grattante), elles sont lavables et durables, et comme elles sont fabriquées maison, elles ne sont pas emballées et on peut récupérer et réutiliser des matériaux existants.

Le détail qui change tout

 

Ces éponges sont donc une bonne solution plus écologique pour ceux qui aiment fabriquer des choses de leurs propres mains.

Cependant, il faut être particulièrement attentif au choix du matériau à partir duquel on fabrique son éponge, c’est-à-dire le tissu qui compose le vêtement qu’on transforme ou le fil qu’on crochète.

Pour faire simple:

OUI

aux matières naturelles (coton, lin, chanvre…).

NON

aux matières synthétiques : acrylique (même si ça récure bien!), polyester, polyamide (donc pas de collants en Nylon), élasthane…

Pourquoi?

Parce qu’à chaque fois que tu utilises ton éponge, c’est avec de l’eau courante. Et à chaque utilisation, l’éponge perd des fibres qui se retrouvent dans les eaux usées (ces eaux qui sont réutilisées dans le réseau d’eau potable courante).

La pollution invisible de l’eau

 

En 2017, cet article du Guardian relayait une étude qui rendait compte de l’ampleur de la contamination de l’eau potable aux fibres plastiques.

A l’échelle du globe, en moyenne 83% de l’eau du robinet contiendrait des microparticules de plastique.

Il semblerait qu’elles se soient retrouvées là à cause de la lessive de vêtements en matières synthétiques, mais aussi par dissémination dans l’air (depuis les vêtements, tapis, sèche-linge…) puis chute dans les points d’eau.

Les stations d’épuration ne filtrent pas l’intégralité de ces microparticules car elles sont trop fines.

L’effet de ces microparticules de plastique sur la santé humaine est incertain. Cependant, on sait qu’elles peuvent absorber les produits chimiques toxiques et des bactéries, et qu’elles peuvent les libérer dans le corps.

En attendant d’en savoir plus, le principe de précaution prévaut.

C’est pourquoi je recommande d’éviter les fibres synthétiques dans la conception des tawashi, puisque c’est un outil qu’on utilise sous l’eau.

 

D’autres solutions pour la vaisselle

 

Un tawashi en fibres naturelles est, bien sûr, très bien.

Il existe d’autres possibilités, qui ont toutes leurs limites (comme toujours, on essaie de faire de son mieux, pas d’être parfait):

  • La brosse en bois avec une tête interchangeable
  • L’éponge luffa à cultiver
  • L’éponge en fil d’acier

Et enfin, si l’eau claire ne suffit pas, pour faciliter le nettoyage de la vaisselle, tu peux utiliser du vinaigre blanc ou frotter ton éponge ou ta brosse à un bloc de savon de Marseille.

Tu es infiniment plus capable que tu ne l’imagines.

Chacun de tes gestes compte.

Et maintenant, c’est à toi !

Tu peux commencer à inspirer les autres tout de suite grâce à la section des commentaires ! Laisse un commentaire ci-dessous et explique-nous :

>>>> Quelles sont tes astuces pour une vaisselle plus respectueuse de l’environnement ?

Elodie | Fondatrice d’ECOEXISTE

Diplômée en écologie, protection de l’environnement et nutrition holistique.