A priori, on n’associe pas tout de suite le minimalisme et l’écologie.

 

Pourtant, chercher à ne posséder que ce qui nous est utile ou nous rends heureux est cohérent avec un mode de vie qui se veut plus respectueux de l’environnement, et qui peut être aussi plus épanouissant.

Avant toute chose, chercher à être minimaliste ne consiste pas à essayer de ne vivre qu’avec un slip et un bol en bois dans une pièce nue! Ça peut tout à fait l’être, bien entendu, mais le minimalisme tel que je le comprends est plus un état d’esprit que la poursuite assidue d’un nombre de possessions aussi petit que possible.

A mes yeux, il y a donc autant de façon d’être minimaliste que de personnes qui cherchent à l’être. Et tout autant de raisons. En voici quelques-unes qui lient le minimalisme au bien-être et à l’environnement.

 

Diminuer sa consommation d’objets réduit la pression sur l’environnement

 

Comme je t’en ai déjà parlé dans cet article, acheter neuf crée une demande pour la production de nouveaux objets.

Pour cela, des matières premières (qui sont limitées) sont prélevées dans l’environnement. On utilise de l’énergie et des ressources naturelles (qui sont elles aussi limitées) pour la transformation et le transport. Toutes ces étapes peuvent générer des pollutions diverses (eau, sol, air…) et des déséquilibres écologiques, avec un impact sanitaire pour la nature et l’homme. Sans parler de ce qui arrive en fin de vie de l’objet.

Bien entendu, il n’est pas ici question de cesser totalement d’utiliser et produire des objets.

Il s’agit plutôt d’interroger la frontière entre le besoin et le désir, et d’explorer la région qui s’étend entre l’ascétisme et refus de la frustration et de chercher à trouver un juste milieu et de la mesure.

 

Être reconnaissant de ce que l’on possède déjà peut contribuer à réduire le besoin d’achat compulsif

 

Tes achats passés ont probablement plus ou moins suivi un schéma qui ressemble à ça:

Tu trouves quelque chose qui te plaît dans un magasin. Tu pèses le pour et le contre de l’achat. Durant ce processus, l’excitation et l’anticipation augmentent, car tu imagines l’usage de cet objet dans diverses situations et combien ta vie sera améliorée grâce à lui.

Finalement, c’est décidé! Tu passes en caisse. L’excitation est à son comble.

Et puis tu sors du magasin. L’excitation et le plaisir commencent à diminuer quand tu es distrait par la prochaine boutique, ou une conversation, ton trajet de retour ou une notification sur ton téléphone.

Après une ou deux utilisations remplies de joie, la magie disparaît et tu te retrouves, consciemment ou inconsciemment, en quête d’un nouveau tour de manège et à la recherche d’un nouvel objet à acquérir.

Ça te semble familier?

Je te propose plusieurs stratégies pour t’aider à rompre cette routine:

  • La gratitude:  prends régulièrement le temps de ressentir physiquement de la joie et de l’appréciation pour ce que tu as déjà dans ta vie, aussi bien matériellement qu’en termes de relations ou de petits moments. Il arrive que l’acquisition de nouveaux objets serve à remplir un manque ou combler une insatisfaction. En te concentrant sur la sensation d’en avoir assez, tu peux déjouer ce mécanisme.
  • Retarder l’acte d’achat par une liste de souhaits (wish list): au lieu d’acheter sur un coup de cœur ou impulsivement, note ce que tu aimerais acquérir sur une liste de souhaits. Il est fréquent qu’un achat impulsif soit décevant avec le recul. En notant ce que tu souhaites, et en regardant ta liste plus tard, tu pourras déterminer si tu as vraiment envie ou besoin de ce que tu as noté. Il y a certaines choses dont tu ne voudras plus, finalement. Pour les autres, tu pourras alors…
  • Acheter ou récupérer de seconde main: rechercher ce qu’on veux d’occasion peut alors se transformer en chasse au trésor! Et comme on ne trouve pas toujours du premier coup ce que l’on cherche, cela allonge encore le temps de réflexion entre l’envie et son accomplissement.

 

Tu peux aussi chercher d’autres sources de gratification si tu te rends compte que l’acte d’achat est une façon de te faire plaisir, et essayer de trouver d’autres activités si tu réalises que tu considères le lèche-vitrine comme un loisir.

Car finalement, l’achat peu ou pas réfléchi d’objets nous amène à être entouré d’objets que l’on n’apprécie pas nécessairement. Ce qui nous amène à mon troisième point…

 

Être entouré d’objets que l’on aime améliore le bien-être

 

On a tous des objets dans notre espace qui provoquent toutes sortes de sentiments plus ou moins négatifs lorsqu’on les voit ou qu’on les utilise.

La pile de livres à lire qu’on a trimballée d’appartement en appartement sans jamais ouvrir un seul des ouvrages qui la compose et qui suscite de la culpabilité lorsqu’on pose les yeux dessus parce qu’on n’a toujours pas commencé.

Le pantalon trop petit qu’on garde parce qu’on espère pouvoir le (re-)mettre un jour et qui provoque un sentiment d’échec quand on le voit dans son placard.

La cuillère qui n’a tout simplement pas la bonne forme et qui nous irrite à chaque fois qu’on l’utilise.

La montagne d’objets divers sans réelle utilité, qui nous submerge et nous donne un sentiment d’impuissance…

La liste est longue.

 

D’expérience, tu as sûrement l’intuition qu’avoir cadre de vie agréable est primordial pour le bien-être, le repos et libère l’esprit…

Comment se rapprocher de cet idéal?

 

Trier, réduire et attribuer une place à chaque chose

 

Le livre La Magie du Rangement, de Marie Kondo, a connu un immense succès depuis sa publication au Japon en 2011 et ses traductions successives dans les années qui suivirent.

Dans cet ouvrage, que je t’invite vivement à lire (emprunte-le dans une bibliothèque! à un ami! achète-le de seconde main! cherche-le dans des boîtes à livres!), l’auteur propose une méthode particulière, la méthode KonMari, pour réduire le nombre de ses possessions et ne conserver que ce qui nous plaît.

Pour résumer, Marie Kondo nous incite à réunir tous les objets d’une même catégorie au même endroit, une catégorie à la fois et dans cet ordre:

  • Les vêtements
  • Les livres
  • Les papiers
  • Les objets divers (CD, DVD, maquillage…)
  • Les objets à valeur sentimentale (photos, souvenirs…)

Puis de se poser la question: “est-ce que cet objet me met en joie?“. Si la réponse est oui, on garde l’objet en question. Sinon, il peut aller alimenter le réseau de la seconde main et faire plaisir à quelqu’un.

Une fois le tri effectué, on peut alors attribuer une place à chaque chose, ce qui permet de maintenir un intérieur ordonné.

L’idée avec cette méthode, est donc de réfléchir à ce que l’on veut garder plutôt que de chercher à déterminer ce dont on veut se séparer. Pour le dire autrement, il s’agit de choisir avec intention de quoi on s’entoure.

Et quand on vit avec intention, naturellement, on réduit son impact environnemental.

Tu es infiniment plus capable que tu ne l’imagines.

Chacun de tes gestes compte.

Et maintenant, c’est à toi !

Tu peux commencer à inspirer les autres tout de suite grâce à la section des commentaires ! Laisse un commentaire ci-dessous et explique-nous :

>> Si tu as déjà fait quelques pas dans le minimalisme:

  • Qu’est-ce que symbolise le plus la coïncidence du minimalisme et de l’écologie dans ta vie?
  • Quelle astuce ou système aimerais-tu partager?

>> Si tu ne t’es pas encore lancé sur le chemin du minimalisme, quels sont les freins que tu rencontres? Trouvons une solution ensemble!